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CONTRACEPTION
(PRINCIPES, METHODES, INDICATIONS)
La contraception est l’ensemble des méthodes destinées à la
prévention de la grossesse.
La contraception est temporaire et réversible en opposition
avec la stérilisation qui est définitive et irréversible.
70% des femmes de 24 à 44ans utilisent une méthode
contraceptive.
LES PRINCIPES :
1-Absence de fécondation. On empêche la rencontre des gamètes
mâles et l’ovocyte par :
Blocage de la production des gamètes :
--chez la femme blocage de l’ovulation par freinage de l’axe
hypothalamo-hypophysaire ;
--chez l’homme : inhibition de la spermatogénèse par
contraception hormonale ;
Destruction des spermatozoïdes dans les voies génitales
féminines par spermicides ;
Obstacle mécanique à la rencontre des gamètes :
--préservatif masculin,
--diaphragme féminin,
--action des progestatifs sur la glaire,
Retrait, abstinence.
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2-Absence de nidation de l’œuf fécondé :
Inflammation de l’endomètre provoqué par dispositif intra-
utérin,
Pilule du lendemain.
3-Effet abortif ultra-précoce.
II-LA CONTRACEPTION PEUT S’APPLIQUER :
A chaque rapport sexuel,
A une période du cycle : abstention périodique
De façon permanente ; c’est la contraception dite moderne, qui
permet une sexualité intégrale, permanente, et sans
fécondation.
III-LA CONTRACEPTION DOIT REPONDRE A QUATRE CRITERES.
A-Efficacité, qui peut être exprimée :
Par indice de Pearl :
C’est le nombre de grossesses survenues au cours d’un
nombre de mois donné d’exposition et comparé à cent
années d’exposition :
Nombre de grossesses X1 200(100années
Nombre total de mois d’exposition, exprimé en
pourcentage années –femmes (% A.F)
Cet indice renseigne sur la fréquence des échecs.
B-Innocuité.
La méthode utilisée ne doit pas surexposer une femme
aux risques de complications à court et à long termes.
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Les incidents (troubles de la libido, troubles digestifs,
métrorragies) doivent être tolérables et peu fréquents.
La méthode doit être sans inconvénient sur la fécondité
ultérieure (réversibilité totale) et sans risque pour le
fœtus.
C-Acceptabilité.
Les conditions d’utilisation de la méthode sont variables selon :
Le niveau intellectuel
Les valeurs morales et religieuses,
Le profil psychique,
La sexualité,
La facilité d’emploi est un critère important d’acceptabilité.
D-Faible
METHODES
1-LA CONTRACEPTION MASCULINE
1-Le coït interrompu :
C’est le retrait de la verge avant l’éjaculation.
Il est psychologiquement contraignant.
Les échecs :
L’absence d’auto-contrôle masculin
L’existence de spermatozoïdes dans le liquide pré-
éjaculatoire
La persistance de spermatozoïdes dans l’urètre masculin en
cas de coïts répétés.
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2-Le préservatif masculin, ou condom :
En vente libre, il permet une protection contre les maladies
sexuellement transmissibles.
Il doit être mis en place avant tout contact génital.
Il doit être enlevé après éjaculation, sur une verge encore en
érection.
3-Contraception hormonale :
Très peu utilisé, on doit prescrire :
un progestatif en continu
associé à l’administration locale sur les seins de pommade à
la testostérone, afin d’éviter l’apparition d’une
gynécomastie
Elle n’est efficace qu’après avoir contrôlé la négativation de
deux spermogrammes.
L’innocuité est à l’étude.
2-LA CONTRACEPTION MIXTE :
C’est l’abstinence périodique, qui limite les rapports sexuels aux
périodes non fertiles.
1-Méthodes d’Ogino-knaus.
Elle consiste à éviter les coïts durant la période de fécondité qui
s’étend du 12éme au 16 éme jours des règles.
Le taux d’échec est de 14 à18 % A.F.
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2-Méthodes des températures.
L’ovulation correspond au dernier point le plus bas de la phase
hypothermique (folliculaire) ; trois jours avant l’ovulation.
L’abstention s’étend à la première phase du cycle, jusqu’au 17 éme
jour du cycle de 28 jours.
Cette méthode est difficilement utilisable chez les femmes qui ont
des troubles du cycle.
3-Méthodes de Billings
La période de fertilité coïncide avec la présence d’une glaire cervicale
abondante et filante.
Les rapports sont proscrits pendant cette période.
3-LA CONTRACEPTION FEMININE
1-La douche vaginale
Trop d’inconvénients .
2-Les spermicides : contraception chimique locale
On utilise :
des gels
des crèmes
des ovules
Ils doivent être placés avant le coït, en face du col
L’efficacité est difficile à apprécier : 2à 45 % A.F.
3-Les préservatifs féminins : diaphragme et capes
Ils doivent être associés aux spermicides
Ils nécessitent une mise en place correcte
Ils ne doivent pas être retirés que 6 à 8 heures après le coït
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Leur efficacité est variable : 2à15%A.F.
4-La contraception orale
a-Les oestro-progestatifs combinés
Ils sont normodosés (50µg d’estrogènes) ou minidosés
(30µg d’estrogènes, voire 20µg d’ethinyl-estradiol).
Ils ont pour avantages :
- De ne pas gêner l’acte sexuel
- D’être efficaces : 0à1%A.F
Ils ont pour inconvénients :
- Des incidents variables d’une femme à l’autre :
nausées, prisé de poids, troubles de la libido et du
caractère
- Une innocuité discutée, accidents
thromboemboliques, HTA, troubles hépatiques et
métaboliques, risques carcinogènes.
- La nécessité d’une prise régulière
b- La méthode séquentielle
Elle est un peu moins efficace (3%A.F).
Elle peut engendrer une hyperplasie de l’endomètre
c-La méthode progestative pure :
Méthode continue par progestatifs micro-dosés, à action
périphérique
Méthode discontinue par progestatifs fortement dosés
- Pers os : 1cp du 5éme au 25éme jours du cycle
- En injection : 1injection en IM tous les 2à 3 mois
L’efficacité est moins grande : 2à5%A.F.
Incidents : métrorragies, troubles du cycle, troubles
métaboliques.
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d-Les Estroprogestatifs ;
Prescrits comme pilules du lendemain
Exemple 2cpde stédiril toutes les 12heures à 4 reprises, en
commençant moins de 24h après le coït.
5-Les dispositifs intra-utérins :stérilets.
Les stérilets sont des appareils en plastiques contenant des
métaux (cuivre, argent) ou parfois de la progestérone,
introduits pendant une période de 2à4ans dans la cavité
utérine.
Le mode d’action :
effet spermicide
troubles de la contractilité tubaire et utérine
anomalies endométriales empêchant la nidation
L’efficacité est bonne : 2à4%A.F.
L’absence de contrainte est un avantage important
Incidente et accidents :
lors de la mise en place
- choc vagal
- douleur
- perforation
- hémorragies
Secondairement
- risques infectieux : endométrites, salpingite
- expulsion: contrôle périodique
Le stérilet ne prévient pas la grossesse extra-utérine.
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PRESCRIPTION
A-UN BILAN EST NECESSAIRE AVANT LE CHOIX DE LA METHODE
1-Etude détaillée
des cycles menstruels
des motivations des couples
du comportement sexuel
2-Examen clinique complet
examen général, cardiovasculaire, hépatique
étude des antécédents : familiaux, personnels
(Médicaux, chirurgicaux, obstétricaux et
Gynécologiques)
examen gynécologiques : appareil génital, frottis
cervico-vaginaux, seins
B- CONTRE – INDICATIONS :
Pour le coït interrompu : éjaculation précoce
Pour l’abstinence périodique : cycles très irréguliers
Pour le diaphragme : réticence psychologique, trouble de
la statique utérine
Pour les stérilets :
maladies hémorragiques, traitement anticoagulants
infections génitales : endométrite, salpingite
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cavité utérine de grande taille
nulliparité
traitements anti-inflammatoire (échecs
Pour la pilule estroprogestative
antécédents thromboemboliques et
Cardiovasculaires, hypertension artérielle
anomalies métaboliques : lipides, glucides
cancers hormone-dépendants
fibromes
tabagisme après 35 ans
C-INDICATIONS
1-La contre –indication médicale à la grossesse impose le
recours à une méthode efficace
si la contre indication est définitive : stérilisation
il faut choisir une méthode contraceptive n’interférant
pas avec l’état pathologique maternel.
2-En l’absence de pathologie maternelle, d’indication
médicale
a-la contraception permet une régulation des naissances
La maternité est alors considérée comme un acte
volontaire, conscient et responsable.
La contraception doit être de la plus grande innocuité.
Elle ne doit pas nuire à l’épanouissement que procure
pour le couple l’acte sexuel
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b-choix de la méthode
Le préservatif masculin est indiqué :
- quand l’homme désire assumer la responsabilité de
la contraception
- après l’accouchement, pour certains
l’abstinence périodique :
- c’est la seule méthode autorisée pour certaine
religions
- elle impose une maitrise du couple
Les spermicides et le diaphragme, contraception
assumée par les femmes est indiquée :
- pour des périodes temporaires, post-partum.
- lorsque la contraception orale et les dispositifs intra-
utérins sont contre-indiqués
La contraception orale, qui est la plus efficace, est
préférée chez les femmes jeunes.
Le stérilet est indiqué lorsque la contraception orale
est contre-indiquée, ou entraine plus d’inconvénients
que d’avantage.
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CONTRACEPTION ORALE
La contraception hormonale nécessite :
un examen soigneux, destiné à dépister les contre-
indications, les prédispositions, et à choisir le type de
produit le mieux adapté.
une surveillance régulière
1-MODE D’ACTION
A-La contraception estroprogestative
L’association d’un progestatif et d’un estrogène de
synthèse une action inhibitrice sur les gonadotrophines
hypophysaires FSH et LH, responsable de la maturation
folliculaire et de l’ovulation (action antigonatrope)
L’action contraceptive est obtenue en inhibant l’ovulation.
B- La contraception progestative pure
1-Les progestatifs à forte dose :
L’administration discontinue d’un norstéroïde possède :
une action hypophysaire anti gonadotrope,
une action périphérique sur la glaire et l’endomètre
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2-les progestatifs à faible dose :
Administrés de façon continue, ou micropilules, ont une
action contraceptive périphérique :
altération de la glaire cervicale, qui ne permet plus la
pénétration ou la survie des spermatozoïdes
atrophie de l’endomètre, qui devient inapte à la
nidation
altération de la mobilité tubaire et utérine
2- CONTRACEPTIFS UTILISES
A-Pilules du lendemain :
Estrogènes seuls, à fortes doses, comme
contraception post-coïtale, post-ovulatoire .On utilise
l’éthinylestradiol (5mg /j) pendant 5jours.
Estroprogestatifs : stédiril 2cp toutes les 12heures
pendant 48heurs.
B-Estroprogestatifs :
a-Méthode combinée ou associée.
1-Estroprogestatifs normodosés :
Indice de Pearl : 0à1%A.F.
L’estrogène utilisé est le plus souvent l’éthinylestradiol
à la dose de 50mcg.
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Le progestatif peut être :
La noréthistérone :
Le norgestrel
La norgestriénone
L’acétate de cyprotérone
2-Estroprogestatifs faiblement dosés, ou minipilule.
Indice de Pearl : 1%A.F.
Le type combiné monophasique associe 30mcg
d’éthinylestradiol
Le type combiné biphasique, la dose d’éthinylestradiol
est variable : 30mcg en début de cycle, puis 40mcg en
fin de cycle
La dose respective des composants fait parler d’un
climat mixte - progestatif dominant ou estrogène
dominant.
3-Les Estroprogestatifs :
Le progestatif est un dérivé prégnane : désogestrel,
Norgéstimate, gestodène.
b-Estroprogestatifs séquentiels :
On administre d’abord un estrogène seul, puis une
association Estroprogestative.
L’efficacité est moindre : Pearl/3%A.F.
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c-Estroprogestatifs
-comme la pilule du lendemain.
C-Progestatifs purs :
1-progestatifs microdosés : micropilules.
Ils sont donnés en continu, tous les jours.
Pearl : 0.5à2.5%A.F.
2-Progestatifs macrodosés en discontinu.
Ils sont donnés en discontinu, du 5éme au 25éme jour
du cycle
Dérivés du noyau estrane (norstéroïdes)
Dérivés du noyau prégnane
3-Progestatifs injectables :
On utilise de l’acétate de médroxyprogestèrone 150mg
en injection IM tous les 2 à 3 mois
Cette dose provoque une atrophie de l’endomètre.
4-Chez l’homme
La prise continue d’un progestatif par voie orale entraine
l’arrêt de la spermatogénèse dans les 2à3 mois suivant
l’administration.
On utilise le médroxyprogestèrone 2cp /jour, associé à
l’administration percutanée de pommade à la
testostérone (risque de gynécomastie).
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3-INDICATIONS
A-But anticonceptionnel : régulation des naissances :
Les femmes de 20à35ans, non obèses
cycles réguliers ovulatoires, sans syndrome
prémenstruel
sans antécédents familiaux ou personnels de diabète,
maladie coronarienne, cancer du sein ou prurit
gravidique
sans cardiopathie, ni varices
avec tension artérielle et lipidogrammes normaux
On choisira de préférence une pilule estroprogestative
minidosée.
B-Indications thérapeutiques des Estroprogestatifs normo dosés :
dystrophies sclérokystiques ovariennes
syndrome de Stein-Leventhal
dysménorrhée et algoménorrhée
-hirsutisme idiopathique
C-Indications des progestatifs
1-Les progestatifs à forte dose, en administration discontinue :
Femme de plus de 40 ans, (effet préventif sur les
conséquences de l’hyperestrogènie relative)
Fibromyome, ménorragies, mastopathie bénigne
Chez les femmes de tous âges à hauts risques de cancer
du sein
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2-La forme injectable :
Chez les femmes souffrant de psychopathie grave
En cas d’impossibilité de prendre régulièrement une
contraception orale
en cas d’endométriose
3-Micropilules :
Indiquées dans un but contraceptif en cas de contre-
indication aux estrogènes
diabète, obésité
cardiopathie, antécédents thromboemboliques
hyperlipidémie, hypertriglycéridémie
insuffisance rénale, hypertension artérielle
D-Indications de la « pilule du lendemain »
viol
rapport sexuel unique sans protection
4-CONTRE-INDICATIONS
A-La grossesse est une contre-indication de la contraception orale
B-Contre-indications des estroprogestatifs :
1-Contre-indications formelles
Gynécologiques :
cancer hormonodépendant
fibromes
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Métaboliques :
antécédents d’accidents thromboemboliques,
déficit en anti-thrombine II
cardiopathie
facteurs de risques : hypertension artérielle,
diabète, dyslipidémie, tabagisme après 35 ans.
hépatiques :
hépatite virale non guérie
insuffisance hépatique, cirrhose
lithiase biliaire
comitialité
2-contre-indications relatives
varices
mastopathie, dystrophies mammaires contre-indiquent
les pilules faiblement dosées, car l’état dysovulatoire
peut persister
tabagisme avant 35 ans
terrain migraineux, antécédents de névrite optique
3-Interactions médicamenteuses
Ceux qui ont une activité d’induction enzymatique
hépatique réduisent l’activité des Estroprogestatifs d’où
concentration sérique insuffisante
barbituriques, anticonvulsivants et des antibiotiques
(rifampicine)
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C- Contre indications des progestatifs fortement dosés :
insuffisance hépatique
antécédents thromboemboliques
hyperlipidémie
5 – RISQUES
A-Risques liés aux progestatifs :
1-La tolérance métabolique et cardiovasculaire
lipides :
Effet hypotriglycéridémiant, baisse des VLDL
Augmentation des LDL et à la baisse des HDL(rôle
protecteur vasculaire )
glucides :
à fortes doses, tendance à l’induction d’une relative
insulino-résistance
coagulation :
pas d’effet
les accidents thromboemboliques sous progestatifs
seuls sont très rares
2-effet androgéniques des norstéroides :
effet anabolisant : prise de poids
manifestations androgéniques : acné, hirsutisme,
séborrhée
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3-risques gynécologiques :
risque mammaire
troubles des règles (atrophie endomètriale)
4-risque de grossesse ‘Pearl1à3%)
Le risque de grossesse extra-utérine multiplié par 2à5
(micropilules )
B-Risques liés aux estroprogestatifs
a-Modifications métaboliques
lipides :
augmentation des VLDL riches en triglycérides
augmentation des LDL riches en cholestérol
baisse des HDL, protecteurs vasculaires
glucides :
effet diabétogène, avec altération du test de
tolérance au glucose
risque existe même avec les minidosées
anabolisant :
prise de poids
b-Risques cardiovasculaires :
troubles de la coagulation :
hyperagrégabilité plaquettaire
augmentation des facteurs II, VII, VIII et X
diminution de l’antithrombine III
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risque d’hypertension artérielle
risque d’accident thromboembolique
important s’il existe des facteurs de risques : tabac,
obésité, hypertension artérielle, dyslipidémie, diabète
il peut s’agir de phlébite des membres inférieurs,
d’embolie artérielle, d’ischémie par thrombose,
d’infarctus du myocarde
c-Risques tumoraux
1-Cancer du sein :
2-cancer de l’endomètre (pilules séquentiels à long terme
par hyperplasie)
3-fibromyomes utérins (risque proportionnel à la dose
d’estrogènes)
4-tumeurs hépatiques
5-hypophyse(les estrogènes peuvent induire la croissance
d’un adénome)
6- MODE DE PRESCRIPTION
A-Un bilan préalable est indispensable :
1-examen clinique
a-Interrogatoire :
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antécédents familiaux : HTA, diabète, cancer
du sein, phlébite
antécédents personnels :
médicaux : HTA, ictère cholestatique,
phlébite, diabète
chirurgicaux : cholécystectomie
obstétricaux : prurit ou ictère récidivant de
la grossesse, complications obstétricales
évoquant une hypoplasie utérine
gynécologiques : ménarche, caractères du
cycle menstruel
notion de tabagisme
précision concernant la sexualité
b-l’examen général
poids, la tension artérielle
recherche de sucre et albumine dans les
urines
recherche des varices
c-l’examen gynécologique est complet :
seins
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spéculum : examen du col, frottis
systématique
TV : recherche de douleurs, d’une masse
utérine ou annexielle
2-bilan biologique :
glycémie à jeun et postprandiale
cholestérolémie, triglycéridémie
dosage d’antithrombine III, si notion familiale
de thrombophlébite
B-L’ordonnance doit être claire :
Prise du contraceptif mini ou microdosé dés le
premier jour du cycle
prise chaque soir, d’autant plus régulièrement
que la pilule est faiblement dosée
en cas d’oubli :
avec une pilule normodosée, prendre le
comprimé le lendemain matin
avec une pilule progestative, se méfier d’un
retard de quelques heures qui diminue
l’efficacité
A la fin de la plaquette :
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avec une pilule estroprogestative : arrêt de
7
Jours, reprise du début de la plaquette suivante le
même jour
avec une pilule microdosé: prise continue
sans interruption
C-Surveillance doit être régulière :
première consultation de contrôle au bout de
trois mois, puis consultation régulières tous les
6 mois.
A chaque consultation, on précisera la
tolérance de la pilule, on pratiquera un examen
clinique identique à l’examen initial, frottis
cervico-vaginaux et bilan biologique seront
réguliers.
-
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CONTRACEPTION PAR DISPOSITIFS INTRA-UTERINS
La contraception par dispositif intra-utérin consiste à placer
dans la cavité utérine un stérilet : appareil en plastique,
pouvant être recouvert en partie de cuivre ou d’argent, ou
parfois contenir de la progestérone.
1-MODE D’ACTION –EFFICACITE :
1-Le mode d’action :
effet spermicide du cuivre
troubles de la contractilité tubaire et utérine
réaction inflammatoire locale de l’endomètre au contact
du corps étranger et du cuivre, empêchant la nidation et
le développement du blastocyste.
2-L’efficacité n’est pas absolu :
indice de Pearl de 1à5% A.F.
3-Les avantages :
garantie anticonceptionnelle prolongée.
non liée à l’acte sexuel
2-DISPOSITIFS INTRA-UTERINS DISPONIBLES :
a-Stérilets classiques, inertes : boucle de Lippes
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b-Stérilets auxquels on a ajouté au matériel plastique inerte :
Soit un métal :
cuivre
cuivre et argent
Soit une hormone, la progestérone ;
3-INDICATIONS :
a- la contraception par DIU :
multipares :
femmes ne désirant plus d’enfants
b- Le progestasert est indiqué en cas d’algoménorrhées ou de
ménorragies fonctionnelles
4-CONTRE-INDICATIONS
a-Absolues :
la grossesse
les infections génitales : endométrites ou salpingites
la suspicion de cancer génital
Les traitements anticoagulants et les maladies
hémorragiques
b-Relatives :
la nulliparité
les ATCD de GEU
Les malformations utérines et les synéchies
les ménométrorragies de cause inconnue
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Les polypes intra-utérins
les fibromyomes
les cycles très irréguliers
5-RISQUES
A-Au moment de la pose
choc vagal
douleur
perforation utérine (utérus rétroversé)
hémorragies
B-Risques secondaires
a-les échecs :
la grossesse intra-utérine
l’expulsion
les infections génitales : endométrite et salpingite
les ménométrorragies
6-PREVENTION DES COMPLICATIONS
a- La mise en place :
pose en première partie du cycle, ou les 2derniers
jours des règles
vérification de la pose
de la situation et du volume de l’utérus
de l’absence de douleur lors de la mobilisation
utérine
mesures habituelles d’asepsie, désinfection du col
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traction douce sur le col utérin avec une pince
de Pozzi, et hystéromètrie
mise en place du stérilet au fond de l’utérus
ne pas couper les fils trop courts : 2à3cm
b-le contrôle de la position du DIU
Il doit être fait :
après les règles suivant la pose
puis tous les 6mois
Il repose sur
L’examen clinique : fils en place
En cas de doute (disparition des fils) sur
l’échotomographie
c-La femme doit être informée des risques et de la necessité de
consultation en cas de :
métrorragies récidivantes
douleurs pelviennes
fièvre inexpliquée
leucorrhées malodorantes
retard de règles inhabituelles
d-Lorsqu’un traitement anti-inflammatoire ou antibiotique est
prescrit, il faut associer une contraction mécanique (condom,
spermicide)pendant temps du traitement
e-Le DIU au cuivre doit être changé tous les 2à 4ans selon le
type de stérilet
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CONTRACEPTION
(PRINCIPES, METHODES, INDICATIONS)
La contraception est l’ensemble des méthodes destinées à la
prévention de la grossesse.
La contraception est temporaire et réversible en opposition
avec la stérilisation qui est définitive et irréversible.
70% des femmes de 24 à 44ans utilisent une méthode
contraceptive.
LES PRINCIPES :
1-Absence de fécondation. On empêche la rencontre des gamètes
mâles et l’ovocyte par :
Blocage de la production des gamètes :
--chez la femme blocage de l’ovulation par freinage de l’axe
hypothalamo-hypophysaire ;
--chez l’homme : inhibition de la spermatogénèse par
contraception hormonale ;
Destruction des spermatozoïdes dans les voies génitales
féminines par spermicides ;
Obstacle mécanique à la rencontre des gamètes :
--préservatif masculin,
--diaphragme féminin,
--action des progestatifs sur la glaire,
Retrait, abstinence.
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2-Absence de nidation de l’œuf fécondé :
Inflammation de l’endomètre provoqué par dispositif intra-
utérin,
Pilule du lendemain.
3-Effet abortif ultra-précoce.
II-LA CONTRACEPTION PEUT S’APPLIQUER :
A chaque rapport sexuel,
A une période du cycle : abstention périodique
De façon permanente ; c’est la contraception dite moderne, qui
permet une sexualité intégrale, permanente, et sans
fécondation.
III-LA CONTRACEPTION DOIT REPONDRE A QUATRE CRITERES.
A-Efficacité, qui peut être exprimée :
Par indice de Pearl :
C’est le nombre de grossesses survenues au cours d’un
nombre de mois donné d’exposition et comparé à cent
années d’exposition :
Nombre de grossesses X1 200(100années
Nombre total de mois d’exposition, exprimé en
pourcentage années –femmes (% A.F)
Cet indice renseigne sur la fréquence des échecs.
B-Innocuité.
La méthode utilisée ne doit pas surexposer une femme
aux risques de complications à court et à long termes.
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Les incidents (troubles de la libido, troubles digestifs,
métrorragies) doivent être tolérables et peu fréquents.
La méthode doit être sans inconvénient sur la fécondité
ultérieure (réversibilité totale) et sans risque pour le
fœtus.
C-Acceptabilité.
Les conditions d’utilisation de la méthode sont variables selon :
Le niveau intellectuel
Les valeurs morales et religieuses,
Le profil psychique,
La sexualité,
La facilité d’emploi est un critère important d’acceptabilité.
D-Faible
METHODES
1-LA CONTRACEPTION MASCULINE
1-Le coït interrompu :
C’est le retrait de la verge avant l’éjaculation.
Il est psychologiquement contraignant.
Les échecs :
L’absence d’auto-contrôle masculin
L’existence de spermatozoïdes dans le liquide pré-
éjaculatoire
La persistance de spermatozoïdes dans l’urètre masculin en
cas de coïts répétés.
----------------------- Page 4-----------------------
2-Le préservatif masculin, ou condom :
En vente libre, il permet une protection contre les maladies
sexuellement transmissibles.
Il doit être mis en place avant tout contact génital.
Il doit être enlevé après éjaculation, sur une verge encore en
érection.
3-Contraception hormonale :
Très peu utilisé, on doit prescrire :
un progestatif en continu
associé à l’administration locale sur les seins de pommade à
la testostérone, afin d’éviter l’apparition d’une
gynécomastie
Elle n’est efficace qu’après avoir contrôlé la négativation de
deux spermogrammes.
L’innocuité est à l’étude.
2-LA CONTRACEPTION MIXTE :
C’est l’abstinence périodique, qui limite les rapports sexuels aux
périodes non fertiles.
1-Méthodes d’Ogino-knaus.
Elle consiste à éviter les coïts durant la période de fécondité qui
s’étend du 12éme au 16 éme jours des règles.
Le taux d’échec est de 14 à18 % A.F.
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2-Méthodes des températures.
L’ovulation correspond au dernier point le plus bas de la phase
hypothermique (folliculaire) ; trois jours avant l’ovulation.
L’abstention s’étend à la première phase du cycle, jusqu’au 17 éme
jour du cycle de 28 jours.
Cette méthode est difficilement utilisable chez les femmes qui ont
des troubles du cycle.
3-Méthodes de Billings
La période de fertilité coïncide avec la présence d’une glaire cervicale
abondante et filante.
Les rapports sont proscrits pendant cette période.
3-LA CONTRACEPTION FEMININE
1-La douche vaginale
Trop d’inconvénients .
2-Les spermicides : contraception chimique locale
On utilise :
des gels
des crèmes
des ovules
Ils doivent être placés avant le coït, en face du col
L’efficacité est difficile à apprécier : 2à 45 % A.F.
3-Les préservatifs féminins : diaphragme et capes
Ils doivent être associés aux spermicides
Ils nécessitent une mise en place correcte
Ils ne doivent pas être retirés que 6 à 8 heures après le coït
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Leur efficacité est variable : 2à15%A.F.
4-La contraception orale
a-Les oestro-progestatifs combinés
Ils sont normodosés (50µg d’estrogènes) ou minidosés
(30µg d’estrogènes, voire 20µg d’ethinyl-estradiol).
Ils ont pour avantages :
- De ne pas gêner l’acte sexuel
- D’être efficaces : 0à1%A.F
Ils ont pour inconvénients :
- Des incidents variables d’une femme à l’autre :
nausées, prisé de poids, troubles de la libido et du
caractère
- Une innocuité discutée, accidents
thromboemboliques, HTA, troubles hépatiques et
métaboliques, risques carcinogènes.
- La nécessité d’une prise régulière
b- La méthode séquentielle
Elle est un peu moins efficace (3%A.F).
Elle peut engendrer une hyperplasie de l’endomètre
c-La méthode progestative pure :
Méthode continue par progestatifs micro-dosés, à action
périphérique
Méthode discontinue par progestatifs fortement dosés
- Pers os : 1cp du 5éme au 25éme jours du cycle
- En injection : 1injection en IM tous les 2à 3 mois
L’efficacité est moins grande : 2à5%A.F.
Incidents : métrorragies, troubles du cycle, troubles
métaboliques.
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d-Les Estroprogestatifs ;
Prescrits comme pilules du lendemain
Exemple 2cpde stédiril toutes les 12heures à 4 reprises, en
commençant moins de 24h après le coït.
5-Les dispositifs intra-utérins :stérilets.
Les stérilets sont des appareils en plastiques contenant des
métaux (cuivre, argent) ou parfois de la progestérone,
introduits pendant une période de 2à4ans dans la cavité
utérine.
Le mode d’action :
effet spermicide
troubles de la contractilité tubaire et utérine
anomalies endométriales empêchant la nidation
L’efficacité est bonne : 2à4%A.F.
L’absence de contrainte est un avantage important
Incidente et accidents :
lors de la mise en place
- choc vagal
- douleur
- perforation
- hémorragies
Secondairement
- risques infectieux : endométrites, salpingite
- expulsion: contrôle périodique
Le stérilet ne prévient pas la grossesse extra-utérine.
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PRESCRIPTION
A-UN BILAN EST NECESSAIRE AVANT LE CHOIX DE LA METHODE
1-Etude détaillée
des cycles menstruels
des motivations des couples
du comportement sexuel
2-Examen clinique complet
examen général, cardiovasculaire, hépatique
étude des antécédents : familiaux, personnels
(Médicaux, chirurgicaux, obstétricaux et
Gynécologiques)
examen gynécologiques : appareil génital, frottis
cervico-vaginaux, seins
B- CONTRE – INDICATIONS :
Pour le coït interrompu : éjaculation précoce
Pour l’abstinence périodique : cycles très irréguliers
Pour le diaphragme : réticence psychologique, trouble de
la statique utérine
Pour les stérilets :
maladies hémorragiques, traitement anticoagulants
infections génitales : endométrite, salpingite
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cavité utérine de grande taille
nulliparité
traitements anti-inflammatoire (échecs
Pour la pilule estroprogestative
antécédents thromboemboliques et
Cardiovasculaires, hypertension artérielle
anomalies métaboliques : lipides, glucides
cancers hormone-dépendants
fibromes
tabagisme après 35 ans
C-INDICATIONS
1-La contre –indication médicale à la grossesse impose le
recours à une méthode efficace
si la contre indication est définitive : stérilisation
il faut choisir une méthode contraceptive n’interférant
pas avec l’état pathologique maternel.
2-En l’absence de pathologie maternelle, d’indication
médicale
a-la contraception permet une régulation des naissances
La maternité est alors considérée comme un acte
volontaire, conscient et responsable.
La contraception doit être de la plus grande innocuité.
Elle ne doit pas nuire à l’épanouissement que procure
pour le couple l’acte sexuel
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b-choix de la méthode
Le préservatif masculin est indiqué :
- quand l’homme désire assumer la responsabilité de
la contraception
- après l’accouchement, pour certains
l’abstinence périodique :
- c’est la seule méthode autorisée pour certaine
religions
- elle impose une maitrise du couple
Les spermicides et le diaphragme, contraception
assumée par les femmes est indiquée :
- pour des périodes temporaires, post-partum.
- lorsque la contraception orale et les dispositifs intra-
utérins sont contre-indiqués
La contraception orale, qui est la plus efficace, est
préférée chez les femmes jeunes.
Le stérilet est indiqué lorsque la contraception orale
est contre-indiquée, ou entraine plus d’inconvénients
que d’avantage.
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CONTRACEPTION ORALE
La contraception hormonale nécessite :
un examen soigneux, destiné à dépister les contre-
indications, les prédispositions, et à choisir le type de
produit le mieux adapté.
une surveillance régulière
1-MODE D’ACTION
A-La contraception estroprogestative
L’association d’un progestatif et d’un estrogène de
synthèse une action inhibitrice sur les gonadotrophines
hypophysaires FSH et LH, responsable de la maturation
folliculaire et de l’ovulation (action antigonatrope)
L’action contraceptive est obtenue en inhibant l’ovulation.
B- La contraception progestative pure
1-Les progestatifs à forte dose :
L’administration discontinue d’un norstéroïde possède :
une action hypophysaire anti gonadotrope,
une action périphérique sur la glaire et l’endomètre
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2-les progestatifs à faible dose :
Administrés de façon continue, ou micropilules, ont une
action contraceptive périphérique :
altération de la glaire cervicale, qui ne permet plus la
pénétration ou la survie des spermatozoïdes
atrophie de l’endomètre, qui devient inapte à la
nidation
altération de la mobilité tubaire et utérine
2- CONTRACEPTIFS UTILISES
A-Pilules du lendemain :
Estrogènes seuls, à fortes doses, comme
contraception post-coïtale, post-ovulatoire .On utilise
l’éthinylestradiol (5mg /j) pendant 5jours.
Estroprogestatifs : stédiril 2cp toutes les 12heures
pendant 48heurs.
B-Estroprogestatifs :
a-Méthode combinée ou associée.
1-Estroprogestatifs normodosés :
Indice de Pearl : 0à1%A.F.
L’estrogène utilisé est le plus souvent l’éthinylestradiol
à la dose de 50mcg.
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Le progestatif peut être :
La noréthistérone :
Le norgestrel
La norgestriénone
L’acétate de cyprotérone
2-Estroprogestatifs faiblement dosés, ou minipilule.
Indice de Pearl : 1%A.F.
Le type combiné monophasique associe 30mcg
d’éthinylestradiol
Le type combiné biphasique, la dose d’éthinylestradiol
est variable : 30mcg en début de cycle, puis 40mcg en
fin de cycle
La dose respective des composants fait parler d’un
climat mixte - progestatif dominant ou estrogène
dominant.
3-Les Estroprogestatifs :
Le progestatif est un dérivé prégnane : désogestrel,
Norgéstimate, gestodène.
b-Estroprogestatifs séquentiels :
On administre d’abord un estrogène seul, puis une
association Estroprogestative.
L’efficacité est moindre : Pearl/3%A.F.
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c-Estroprogestatifs
-comme la pilule du lendemain.
C-Progestatifs purs :
1-progestatifs microdosés : micropilules.
Ils sont donnés en continu, tous les jours.
Pearl : 0.5à2.5%A.F.
2-Progestatifs macrodosés en discontinu.
Ils sont donnés en discontinu, du 5éme au 25éme jour
du cycle
Dérivés du noyau estrane (norstéroïdes)
Dérivés du noyau prégnane
3-Progestatifs injectables :
On utilise de l’acétate de médroxyprogestèrone 150mg
en injection IM tous les 2 à 3 mois
Cette dose provoque une atrophie de l’endomètre.
4-Chez l’homme
La prise continue d’un progestatif par voie orale entraine
l’arrêt de la spermatogénèse dans les 2à3 mois suivant
l’administration.
On utilise le médroxyprogestèrone 2cp /jour, associé à
l’administration percutanée de pommade à la
testostérone (risque de gynécomastie).
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3-INDICATIONS
A-But anticonceptionnel : régulation des naissances :
Les femmes de 20à35ans, non obèses
cycles réguliers ovulatoires, sans syndrome
prémenstruel
sans antécédents familiaux ou personnels de diabète,
maladie coronarienne, cancer du sein ou prurit
gravidique
sans cardiopathie, ni varices
avec tension artérielle et lipidogrammes normaux
On choisira de préférence une pilule estroprogestative
minidosée.
B-Indications thérapeutiques des Estroprogestatifs normo dosés :
dystrophies sclérokystiques ovariennes
syndrome de Stein-Leventhal
dysménorrhée et algoménorrhée
-hirsutisme idiopathique
C-Indications des progestatifs
1-Les progestatifs à forte dose, en administration discontinue :
Femme de plus de 40 ans, (effet préventif sur les
conséquences de l’hyperestrogènie relative)
Fibromyome, ménorragies, mastopathie bénigne
Chez les femmes de tous âges à hauts risques de cancer
du sein
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2-La forme injectable :
Chez les femmes souffrant de psychopathie grave
En cas d’impossibilité de prendre régulièrement une
contraception orale
en cas d’endométriose
3-Micropilules :
Indiquées dans un but contraceptif en cas de contre-
indication aux estrogènes
diabète, obésité
cardiopathie, antécédents thromboemboliques
hyperlipidémie, hypertriglycéridémie
insuffisance rénale, hypertension artérielle
D-Indications de la « pilule du lendemain »
viol
rapport sexuel unique sans protection
4-CONTRE-INDICATIONS
A-La grossesse est une contre-indication de la contraception orale
B-Contre-indications des estroprogestatifs :
1-Contre-indications formelles
Gynécologiques :
cancer hormonodépendant
fibromes
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Métaboliques :
antécédents d’accidents thromboemboliques,
déficit en anti-thrombine II
cardiopathie
facteurs de risques : hypertension artérielle,
diabète, dyslipidémie, tabagisme après 35 ans.
hépatiques :
hépatite virale non guérie
insuffisance hépatique, cirrhose
lithiase biliaire
comitialité
2-contre-indications relatives
varices
mastopathie, dystrophies mammaires contre-indiquent
les pilules faiblement dosées, car l’état dysovulatoire
peut persister
tabagisme avant 35 ans
terrain migraineux, antécédents de névrite optique
3-Interactions médicamenteuses
Ceux qui ont une activité d’induction enzymatique
hépatique réduisent l’activité des Estroprogestatifs d’où
concentration sérique insuffisante
barbituriques, anticonvulsivants et des antibiotiques
(rifampicine)
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C- Contre indications des progestatifs fortement dosés :
insuffisance hépatique
antécédents thromboemboliques
hyperlipidémie
5 – RISQUES
A-Risques liés aux progestatifs :
1-La tolérance métabolique et cardiovasculaire
lipides :
Effet hypotriglycéridémiant, baisse des VLDL
Augmentation des LDL et à la baisse des HDL(rôle
protecteur vasculaire )
glucides :
à fortes doses, tendance à l’induction d’une relative
insulino-résistance
coagulation :
pas d’effet
les accidents thromboemboliques sous progestatifs
seuls sont très rares
2-effet androgéniques des norstéroides :
effet anabolisant : prise de poids
manifestations androgéniques : acné, hirsutisme,
séborrhée
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3-risques gynécologiques :
risque mammaire
troubles des règles (atrophie endomètriale)
4-risque de grossesse ‘Pearl1à3%)
Le risque de grossesse extra-utérine multiplié par 2à5
(micropilules )
B-Risques liés aux estroprogestatifs
a-Modifications métaboliques
lipides :
augmentation des VLDL riches en triglycérides
augmentation des LDL riches en cholestérol
baisse des HDL, protecteurs vasculaires
glucides :
effet diabétogène, avec altération du test de
tolérance au glucose
risque existe même avec les minidosées
anabolisant :
prise de poids
b-Risques cardiovasculaires :
troubles de la coagulation :
hyperagrégabilité plaquettaire
augmentation des facteurs II, VII, VIII et X
diminution de l’antithrombine III
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risque d’hypertension artérielle
risque d’accident thromboembolique
important s’il existe des facteurs de risques : tabac,
obésité, hypertension artérielle, dyslipidémie, diabète
il peut s’agir de phlébite des membres inférieurs,
d’embolie artérielle, d’ischémie par thrombose,
d’infarctus du myocarde
c-Risques tumoraux
1-Cancer du sein :
2-cancer de l’endomètre (pilules séquentiels à long terme
par hyperplasie)
3-fibromyomes utérins (risque proportionnel à la dose
d’estrogènes)
4-tumeurs hépatiques
5-hypophyse(les estrogènes peuvent induire la croissance
d’un adénome)
6- MODE DE PRESCRIPTION
A-Un bilan préalable est indispensable :
1-examen clinique
a-Interrogatoire :
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antécédents familiaux : HTA, diabète, cancer
du sein, phlébite
antécédents personnels :
médicaux : HTA, ictère cholestatique,
phlébite, diabète
chirurgicaux : cholécystectomie
obstétricaux : prurit ou ictère récidivant de
la grossesse, complications obstétricales
évoquant une hypoplasie utérine
gynécologiques : ménarche, caractères du
cycle menstruel
notion de tabagisme
précision concernant la sexualité
b-l’examen général
poids, la tension artérielle
recherche de sucre et albumine dans les
urines
recherche des varices
c-l’examen gynécologique est complet :
seins
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spéculum : examen du col, frottis
systématique
TV : recherche de douleurs, d’une masse
utérine ou annexielle
2-bilan biologique :
glycémie à jeun et postprandiale
cholestérolémie, triglycéridémie
dosage d’antithrombine III, si notion familiale
de thrombophlébite
B-L’ordonnance doit être claire :
Prise du contraceptif mini ou microdosé dés le
premier jour du cycle
prise chaque soir, d’autant plus régulièrement
que la pilule est faiblement dosée
en cas d’oubli :
avec une pilule normodosée, prendre le
comprimé le lendemain matin
avec une pilule progestative, se méfier d’un
retard de quelques heures qui diminue
l’efficacité
A la fin de la plaquette :
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avec une pilule estroprogestative : arrêt de
7
Jours, reprise du début de la plaquette suivante le
même jour
avec une pilule microdosé: prise continue
sans interruption
C-Surveillance doit être régulière :
première consultation de contrôle au bout de
trois mois, puis consultation régulières tous les
6 mois.
A chaque consultation, on précisera la
tolérance de la pilule, on pratiquera un examen
clinique identique à l’examen initial, frottis
cervico-vaginaux et bilan biologique seront
réguliers.
-
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-
CONTRACEPTION PAR DISPOSITIFS INTRA-UTERINS
La contraception par dispositif intra-utérin consiste à placer
dans la cavité utérine un stérilet : appareil en plastique,
pouvant être recouvert en partie de cuivre ou d’argent, ou
parfois contenir de la progestérone.
1-MODE D’ACTION –EFFICACITE :
1-Le mode d’action :
effet spermicide du cuivre
troubles de la contractilité tubaire et utérine
réaction inflammatoire locale de l’endomètre au contact
du corps étranger et du cuivre, empêchant la nidation et
le développement du blastocyste.
2-L’efficacité n’est pas absolu :
indice de Pearl de 1à5% A.F.
3-Les avantages :
garantie anticonceptionnelle prolongée.
non liée à l’acte sexuel
2-DISPOSITIFS INTRA-UTERINS DISPONIBLES :
a-Stérilets classiques, inertes : boucle de Lippes
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b-Stérilets auxquels on a ajouté au matériel plastique inerte :
Soit un métal :
cuivre
cuivre et argent
Soit une hormone, la progestérone ;
3-INDICATIONS :
a- la contraception par DIU :
multipares :
femmes ne désirant plus d’enfants
b- Le progestasert est indiqué en cas d’algoménorrhées ou de
ménorragies fonctionnelles
4-CONTRE-INDICATIONS
a-Absolues :
la grossesse
les infections génitales : endométrites ou salpingites
la suspicion de cancer génital
Les traitements anticoagulants et les maladies
hémorragiques
b-Relatives :
la nulliparité
les ATCD de GEU
Les malformations utérines et les synéchies
les ménométrorragies de cause inconnue
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Les polypes intra-utérins
les fibromyomes
les cycles très irréguliers
5-RISQUES
A-Au moment de la pose
choc vagal
douleur
perforation utérine (utérus rétroversé)
hémorragies
B-Risques secondaires
a-les échecs :
la grossesse intra-utérine
l’expulsion
les infections génitales : endométrite et salpingite
les ménométrorragies
6-PREVENTION DES COMPLICATIONS
a- La mise en place :
pose en première partie du cycle, ou les 2derniers
jours des règles
vérification de la pose
de la situation et du volume de l’utérus
de l’absence de douleur lors de la mobilisation
utérine
mesures habituelles d’asepsie, désinfection du col
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traction douce sur le col utérin avec une pince
de Pozzi, et hystéromètrie
mise en place du stérilet au fond de l’utérus
ne pas couper les fils trop courts : 2à3cm
b-le contrôle de la position du DIU
Il doit être fait :
après les règles suivant la pose
puis tous les 6mois
Il repose sur
L’examen clinique : fils en place
En cas de doute (disparition des fils) sur
l’échotomographie
c-La femme doit être informée des risques et de la necessité de
consultation en cas de :
métrorragies récidivantes
douleurs pelviennes
fièvre inexpliquée
leucorrhées malodorantes
retard de règles inhabituelles
d-Lorsqu’un traitement anti-inflammatoire ou antibiotique est
prescrit, il faut associer une contraction mécanique (condom,
spermicide)pendant temps du traitement
e-Le DIU au cuivre doit être changé tous les 2à 4ans selon le
type de stérilet
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